Hui : converger confluer vers le centre
Hui : confluer, converger vers le centre
Le travail de la posture, constitue traditionnellement la première étape de l'apprentissage des arts martiaux. Tandis que le travail de la forme constitue la deuxième étape.  
La posture statique (zhan zhuang : se tenir droit comme un piquet), permet de créer et consolider dans le corps du pratiquant une intégrité à toute épreuve. Le but étant que le corps puisse ensuite se déplacer en conservant cette unité. 

Dans le « huang di nei jing » qui est un des ouvrage les plus anciens, et une référence pour la médecine chinoise, il est dit que lorsque les muscles bougent en conservant l'unité, l’individu gagne en force physique, et la structure ainsi alignée ne laisse aucune faille. La maladie de type externe (attaque de froid, chaleur ou vent) ne peut donc pas pénétrer dans le corps. Cet état de corps résistant aux assauts du climat est possible car le pratiquant ne disperse plus son énergie interne et apprend à la conserver grâce à une structure unifiée qui permet au principe vital de circuler librement et abondamment dans le corps. La force ainsi crée est appelée « Hun Yuan Li  (force de l'unité)». Cette force repose sur la cohésion du corps et la connexion à la terre donc à un point d’appui sur le sol. Il est donc primordial d'avoir conscience de ses appuis. Avoir des jambes solides permet d'améliorer son ancrage au sol et ainsi rester souple, léger, et mobile au niveau des bras et épaules. En effet Zhan Zhuang est communément appelé « posture de l'arbre ». Et si l'on devait comparer le corps humain à un arbre, les jambes seraient les racines, la colonne vertébrale le tronc et les bras les branches. Les racines doivent donc être fermement ancrées à la terre, le tronc érigé vers le ciel et les branches libres au gré du vent.